25.03.2008

Avortement...


 

12.03.2008

FeminaNovo

FeminaNovo

Bienvenue dans le monde à l’endroit.

Dans une société toujours plus décadente et nihiliste, il devient souvent impossible de vivre simplement comme le bon sens nous l’indiquerait. Pour les femmes, le monde actuel est devenu un enfer sur terre.

Des êtres qui n’ont plus rien d’humain voudraient nous rendre physiquement parfaites, selon les critères auschwitziens de la télé-poubelle.

Le Marché voudrait, en plus, nous voir sacrifier nos familles à la guerre économique. Quant à nos prétendues représentantes « féministes », elles voudraient nous dresser à voir en l’homme un concurrent, un ennemi, une brute à mettre en cage pour ne pas être nous-mêmes dominées.

Tu as compris l’affaire, frangine : tu as le choix entre une carrière de salope perpétuellement disponible, de « cheffe » de rayon, ou de domina pour mâles avachis. Si rien de tout ça ne t’émoustille vraiment, on a peut-être quelques tuyaux qui pourraient t’intéresser.

Tu trouveras sur ce site des informations pratiques et actuelles pour celles qui refusent la tentative d’uniformisation des êtres !

Bienvenue dans le monde à l’endroit !
Bienvenue chez toi !

Overdose

Après avoir vertement sermonné son chat dont les courses effrénées avaient précipité le décès d'une bouteille de vodka contenant encore presque un tiers du précieux liquide, François s'installa sur le divan bancal puis alluma conjointement une cigarette et la télévision.

Ainsi installé devant l'objet tant décrié, tant dénoncé et haï mais toujours conservé, il buvait piteusement le fiel de sa faiblesse, la bouche presque collée au robinet à images.

Sur le premier canal, des beautés nordiques au corps huilé prenaient des poses indécentes autour d'un grand noir tout de colifichets en or vêtu psalmodiant les vices d'une société qu'il allait joyeusement sodomiser. Ce débordement de corps saupoudrés de fric ne manquait pas de lui rappeler son positionnement dans la tranche basse du grand marché sexuello-sentimental. Sur la seconde chaîne, la « voix off » traînante et componctieuse saluant admirativement le parcours de cet entrepreneur en babioles électroniques qui, par d'habiles stratégies de délocalisations, avait brillamment réussi son introduction en Bourse lui remémorait également sa situation de loser. Cependant, sur la troisième chaîne, les visages émaciés de petits africains aux yeux couverts de mouches étaient là pour lui remettre à l'esprit que, malgré tout, il n'avait pas de véritables raisons de se plaindre et vivait quand même dans le meilleur des mondes possibles.

L'ennui filait, le chat miaulait, les voisins entretenaient la vitalité de leur couple en s'échangeant des insultes bien senties qui parvenaient presque à couvrir les pleurs d'un enfant.

Les cendres de cigarette se répandaient maintenant généreusement sur la chemise anciennement blanche mais le regard hypnotisé par le dégueulis multicolore ne s'en apercevait pas.

Soudain les dents se serrèrent sur le filtre souillé si violemment qu'elles le sectionnèrent à moitié. Les yeux injectés d'une fureur vengeresse, François se jeta sur l'ennemi intime qu'il projeta contre le sol. Secoué de spasmes jusqu'alors inconnus, il saisit la triplex qui, ridicule et inutile fétiche, gisait, poussiéreuse, au fond du placard et entama le désossage hargneux de l'infâme objet. Dannunzio, le félin éthylique, s'était prudemment réfugié sous l'armoire pour échapper aux projections de verre. Son maître, les bras parcourus de brûlures électriques, riait maintenant comme un dément en exterminant à grands coups de ceinturon les dernières vélléités de résistance de l'arrogante boite noire.

Epuisé et tremblant, au milieu des épaisses fumées du début d'incendie qui léchait déjà les murs de l'appartement, il poussa un hurlement terrible et absolu.

Un cri de bête enfin libérée du joug qui lui a trop longtemps meurtri la nuque.

 

JesusFranco pour Zentropa

02.03.2008

Manifestation contre l'indépendance du Kosovo

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